La très chic station balnéaire de Côte d’Émeraude cultive et peaufine sa différence pour attirer des visiteurs du monde entier. Une opération séduction réussie.
« Dinard est le Saint-Tropez des années 30. Un endroit où le temps semble suspendu, entre élégance et simplicité. « Dinard, c’est une rencontre entre la mer et le ciel, un lieu où la lumière danse sur les façades des villas Belle Époque ». « Dinard, c’est la rencontre parfaite entre le raffinement de la Belle Époque et la beauté naturelle de la Côte d’Émeraude, une destination qui allie histoire et modernité avec brio ».
Jean-Paul Sartre, le réalisateur Éric Rohmer et le Guide du Routard, respectivement auteurs de ces trois traits d’esprit sur Dinard, ne semblent guère s’être concertés, mais tous sont unanimes : l’élégante station balnéaire a ce petit quelque chose en plus. Un carrefour entre tradition et modernité. En termes de tradition, et d’abord, impossible de ne pas mentionner ses fameuses villas Belle Epoque qui ont fait sa renommée.
Construites à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ces bâtisses sont souvent ornées de détails architecturaux sophistiqués, de balcons en fer forgé, le tout entouré de jardins luxuriants. Ainsi, ce ne sont pas moins de 400 villas de ce style qui sont disséminées entre la pointe de la Malouine et celle du Moulinet, dont la célèbre villa des Roches Brunes.
Cette dernière, léguée à la ville en 1993 par l’ancienne propriétaire des lieux, Marie-Louise Drouet, abrite désormais des expositions artistiques et des événements culturels. À ce titre, la villa des Roches Brunes se veut un véritable lieu de rencontre pour les amateurs d’art et de culture, contribuant ainsi à la vitalité culturelle de la station balnéaire.
À l’international
Toujours sur le front culturel, le Festival du Film Britannique de Dinard s’est imposé, au fil des années, comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs du genre. Fondé en 1990, le festival présente une sélection variée de films britanniques, allant des œuvres récentes aux classiques. Il inclut des longs métrages, des documentaires et des courts-métrages.
À l’instar d’autres cérémonies rendant hommage au septième art, plusieurs prix sont décernés, dont celui du meilleur film britannique, ainsi que d’autres distinctions allant du meilleur scénario à la meilleure réalisation. Ce festival attire chaque année environ 10 000 visiteurs, dont des professionnels du cinéma, des journalistes et des cinéphiles, et les films sont notamment visionnés au Palais des Congrès, autre lieu emblématique de la ville.
Devenu incontournable comme susmentionné, cet événement offre également des répercussions significatives pour Dinard et ses 11 000 habitants. Ainsi, en 2023, le festival a engendré environ 1,5 million d’euros de retombées économiques pour la ville, selon les rapports de l’organisateur. Enfin, pour tous ceux désireux de prendre une bouffée d’air frais après cette escapade culturelle, une déambulation sur la plage de l’Écluse s’impose.
Longue de 600 mètres et « saupoudrée » de sable fin et doré, cette plage fait la fierté des locaux. Mais pour ceux qui recherchent un cadre plus discret, la plage du Prieuré est réputée pour son calme et sa sérénité. Deux qualificatifs en parfaite adéquation avec Dinard. Ainsi, entre l’effervescence du festival et la quiétude de ses plages, Dinard se révèle comme un écrin où l’art et la nature coexistent. En parfaite harmonie.




