Forte de dispositifs sur mesure à l’instar de l’initiative « Action Cœur de ville », la ville de Dreux impulse la transformation, et de facto, la modernisation du centre-ville en accompagnant commerçants et artisans dans ces nouveaux défis.
Pouvez-vous nous expliquer comment l’initiative «Action Cœur de Ville» vise à renforcer l’activité commerciale du centre de Dreux ?
L’initiative repose sur une palette d’aides, aussi bien aux investissements publics que privés, dont le but est de rendre le centre-ville plus attractif. Il s’agit autant d’aménager des pistes cyclables que de rénover les vitrines, ainsi que les logements privés situés au-dessus, afin de les remettre sur le marché. Nous en avons déjà aidé près d’une centaine.
Pour que les commerces prospèrent, il faut leur amener des clients, attirer de nouveaux habitants dans le centre et faciliter l’accès aux commerces pour ceux qui résident en dehors du centre-ville.
Quelles actions concrètes sont mises en œuvre pour soutenir les commerçants locaux dans leur développement ?
Nous disposons d’une structure dédiée, la Maison de l’Habitat et du Commerce, qui est capable d’accompagner aussi bien les nouveaux commerçants que ceux déjà en activité dans leurs recherches d’aides financières. La Maison du Commerce assure également une veille sur les locaux vacants et alerte les potentiels candidats.
Nous nous adaptons à chaque situation, jusqu’à accompagner le champion du monde de pâtisserie, Alexis Beaufils, qui ouvrira son premier commerce à Dreux au cours de l’année 2025.
Avez-vous, par exemple, mis en place des dispositifs d’aide, des subventions ou d’autres allègements fiscaux spécifiques pour soutenir les petits commerces ?
Nous avons créé une commission d’indemnisation pour les commerçants ayant subi une perte de chiffre d’affaires en raison de travaux.
Par exemple, lors de la rénovation de la rue Esmery-Caron, plusieurs commerces ont été directement indemnisés, même si l’objectif de ces travaux est de rendre la ville plus attractive pour eux.
De plus, lorsqu’un commerçant ou un artisan s’installe dans un local appartenant à la Ville, nous veillons à ce que les conditions financières soient très abordables.
Le recours au commerce en ligne a connu une accélération certaine depuis la pandémie de coronavirus. Comment Dreux s’adapte-t-elle pour soutenir le commerce physique face à cette concurrence numérique ?
Rien ne remplacera jamais le contact humain. Personne ne se rendra chez le boucher ou chez le coiffeur en surfant sur Internet.
Nous adoptons une approche pragmatique avec des mesures facilitant l’accès aux commerces : tarifs très bas, voire gratuits, pour le parking souterrain pendant les soldes ; augmentation du nombre de places «arrêt-minute», et surtout, un investissement conséquent chaque année dans l’animation, notamment avec un mois entier de festivités durant la période de Noël.
À Dreux, le commerce est avant tout une fête !





