Fortement engagées dans la transition écologique, la ville de Dreux et, plus largement, l’agglomération drouaise se distinguent par de nombreuses initiatives visant à bâtir un avenir plus durable.
Bien avant que les questions écologiques n’occupent – à juste titre – une place centrale dans l’actualité, l’agglomération drouaise était déjà à pied d’œuvre pour mener à bien un projet d’envergure quasi-fondateur.
Un (petit) retour en arrière s’impose. Nous sommes en 2012 et l’ancienne base aérienne de Dreux-Louvilliers a fait l’objet d’une vaste opération de dépollution… avant d’être reconvertie en l’un des plus grands parcs photovoltaïques de France. Un prodige à mettre à l’actif, notamment, du conseil départemental d’Eure-et-Loir.
Si elle ne concerne pas, géographiquement parlant, la ville de Dreux stricto sensu, cette initiative a tout de même bénéficié à la ville royale. En effet, bien que la base ne soit pas techniquement située à Dreux, comme susmentionné, elle fait partie de l’agglomération drouaise et a un impact direct sur la ville et ses environs en matière de transition énergétique.
D’ailleurs, dans le détail, ce parc photovoltaïque, avec ses 741 150 panneaux installés sur 130 hectares, était, à l’époque, le plus grand parc photovoltaïque de France et l’un des plus importants d’Europe, avec une puissance installée de 60 MW crêtes pouvant couvrir les besoins énergétiques (chauffage inclus) de 28 000 habitants.
Il fut, pendant quelque temps, le plus important de France avant d’être finalement détrôné par le parc de Cestas, en Gironde. Mais pour en revenir aux initiatives « purement drouaises », les thématiques relatives à la mobilité durable ont notamment été prises à bras-le-corps par la municipalité drouaise avec, pour point d’orgue, la tenue, en octobre 2024, de la quatrième édition des Assises de la transition écologique.
Pour une ville plus verte et plus accessible
Un événement, ou plutôt une « agora », qui a offert aux citoyens un espace d’échange et de réflexion sur les alternatives à la voiture individuelle, dans l’objectif de repenser les déplacements urbains.
Parmi les sujets phares abordés : l’amélioration des infrastructures pour les piétons et les cyclistes, ainsi que le développement des transports en commun, autant de leviers essentiels pour une ville plus verte et accessible.
L’ouverture des Assises a été assurée par le maire de Dreux, Pierre-Frédéric Billet, qui a rappelé les difficultés rencontrées, parfois, par les collectivités pour avoir toute latitude – notamment réglementaire – dans la mise en œuvre d’une véritable politique écologique.
« Pour permettre aux collectivités de mettre en place les outils, les projets et les processus qui favorisent la transition écologique, nous sommes régulièrement confrontés à des freins comme la difficulté d’acheter local en tenant compte des codes des marchés publics réglementés par l’Europe. Fort heureusement, cela ne nous empêche pas de prendre des initiatives, comme nous l’avons fait avec les mobilités durables ».
Et d’insister sur l’importance croissante des mobilités douces à Dreux : « Dans notre ville, l’amplification des mobilités douces est une réalité et un effort à poursuivre. Aujourd’hui, nos écoliers apprennent les bonnes pratiques à vélo, notamment grâce à la vélo-école et à notre dispositif d’aide à l’achat de vélos, qui compte déjà 200 vélos financés en partie par la Ville ».
Même si l’usage du vélo, mobilité douce par excellence, doit encore être davantage démocratisé selon les dires de Nelson Fonseca, adjoint au maire en charge de la transition écologique, lors de ces assises :
« Dreux comporte 104 kilomètres de voirie en linéaire, 89 km de sentiers piétons et 15 km de voies cyclables. Pour se déplacer, 74 % des Drouais utilisent leur voiture, 18 % les transports en commun et 0,6 % le vélo ».
La tenue de ces Assises avait ainsi vocation à encourager les administrés à enfourcher leur bicyclette et assimiler. Dans ce contexte, le recours à la voiture électrique est également encouragé.
La voiture électrique en pôle
Désireuse de joindre les actes aux discours, la ville de Dreux a ainsi déployé un réseau de bornes de recharge ultra-rapides pour véhicules électriques, un investissement stratégique visant à encourager l’adoption de modes de déplacement moins polluants.
Géré par la Société pour l’Investissement en Infrastructures des Territoires (SIIT), ce dispositif s’inscrit pleinement dans les ambitions locales de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
De prometteuses perspectives pour tracer la voie d’une mobilité plus douce et respectueuse de l’environnement. À charge désormais aux pouvoirs publics de transformer cet élan en véritable geste du quotidien.




