Face aux menaces de pollution des bassins de captage, l’agglomération met en place des dispositifs innovants, tout en sensibilisant les habitants à des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Les Bassins d’Alimentation des Captages (BAC) jouent un rôle crucial pour la qualité de l’eau potable. Pouvez-vous expliquer leur importance et les actions mises en place pour les protéger ?
Les bassins d’alimentation et les captages jouent un rôle essentiel dans la qualité de l’eau potable. Sur notre territoire, différents organismes assurent cette mission, Ces captages permettent d’alimenter les habitants.
Les bassins sont principalement constitués de terres agricoles, soumises à des dispositifs de protection des eaux (DPU). Ces règles limitent l’utilisation de certains traitements agricoles pour préserver la qualité de l’eau. Les agriculteurs respectent ces normes afin de garantir une ressource saine.
Quels sont les principaux facteurs de pollution des captages sur le territoire et comment la municipalité lutte-t-elle contre ces menaces ?
Comme susmentionné, l’importance des bassins de captage est vitale : nous disposons de plusieurs sources d’approvisionnement, car un problème sur un seul bassin pourrait entraîner une rupture d’alimentation. Les principaux risques de pollution sont les pesticides et les nitrates.
Nous travaillons en collaboration avec les agriculteurs pour limiter ces polluants. Nous organisons des animations agricoles afin de maintenir un dialogue constant avec les exploitants. Ces initiatives nous permettent de suivre leurs pratiques et de s’assurer qu’elles respectent les exigences environnementales.
L’agglomération possède un riche patrimoine naturel. Quelles actions sont menées pour préserver et renforcer la biodiversité en ville et dans les espaces périurbains ?
L’agglomération a mis en place une trame bleue, verte et noire pour cartographier la biodiversité sur notre territoire. Cette charte sera intégrée au Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) d’ici 2026.
Elle garantit la prise en compte des forêts, mares et rivières afin d’assurer la préservation des écosystèmes. Ce projet a été adopté à l’unanimité par le Conseil communautaire en début d’année 2024.
Comment la municipalité encourage-t-elle les habitants à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement (économie d’eau, plantation, respect de la biodiversité) ?
L’engagement des habitants est crucial, mais il est difficile de les sensibiliser directement. Nous mettons en place des groupes de travail et intégrons des règles environnementales dans les projets d’urbanisme.
Un dispositif novateur en Normandie, appelé «éco-élus», permet d’avoir des relais au sein des communes pour diffuser les bonnes pratiques environnementales.
Nous collaborons également avec les écoles, notamment via l’association «Naturellement Reuilly» (NR), qui anime des ateliers sur la biodiversité. Un programme de trois ans est en place pour sensibiliser les enfants à ces enjeux.
Avez-vous d’autres projets en cours ?
Un autre projet majeur concerne la télé-relève des compteurs d’eau. Cette technologie permet de détecter les fuites en temps réel, alors qu’auparavant, les relevés étaient effectués tous les six mois.
Avec ce système, les données sont collectées quotidiennement, offrant une réactivité accrue pour limiter les pertes et optimiser la distribution. Ce dispositif est essentiel pour améliorer la gestion de la ressource en eau et réduire le gaspillage.





