« Les Jeux Olympiques de Paris seront solidaires, égalitaires, inclusifs, responsables. Il n’y a pas meilleur vecteur de cohésion sociale qu’un événement qui va rendre fière la nation entière. »
À l’approche des Jeux Olympiques de 2024, observez-vous une véritable mobilisation autour de l’événement dans les territoires nationaux, qu’ils soient urbains ou ruraux ?
Nous avons déjà attribué le label « Terre de Jeux » à plus de 3 500 collectivités et institutions. Chaque territoire qui n’a pas de site d’accueil, peut se saisir de cette opportunité pour célébrer l’olympisme partout en France, en encourageant des initiatives.
Cette dynamique témoigne de l’enthousiasme suscité par Paris 2024 dans tout le pays, un enthousiasme qui ne fera que croître jusqu’aux Jeux. En tout cas, j’y crois !
Comment les habitants perçoivent-ils cet événement ?
L’engagement des collectivités à faire vivre les jeux sur leurs territoires, n’est que le reflet d’une demande forte venue des habitants. Ils ont envie de célébrer le sport, partout ! Je veux d’ailleurs encourager toutes les communes rurales à se saisir de cet événement populaire.
La plus petite commune labélisée terre de jeux 2024, la commune de Bellefosse que je tiens à féliciter, compte seulement 149 habitants. C’est un exemple inspirant pour toutes les collectivités qui souhaitent s’engager dans l’aventure olympique et paralympique.
Vous avez vous-même pratiqué le sport à un niveau élevé. Quelles sont, à votre avis, les valeurs essentielles du sport ?
Mon expérience en tant qu’ancienne sportive m’a enseigné l’importance de la constance, de la persévérance. C’est comme cela qu’on obtient des résultats. J’aime aller droit au but, et je suis toujours déterminée à trouver une solution. L’inaction m’est insupportable. Face à un problème, il existe toujours une solution.
Au-delà des opportunités de développement économique, les Jeux Olympiques seront-ils des vecteurs de cohésion sociale ?
Les Jeux Olympiques de Paris seront solidaires, égalitaires, inclusifs, responsables. Il n’y a pas meilleur vecteur de cohésion sociale qu’un événement qui va rendre fière la nation entière.
Il faudra aussi que les initiatives créatrices de lien social dans nos communes continuent. Je pense notamment à la convention «Design actif» dans le cadre du partenariat entre le programme Action Cœur de Ville et le COJO.
Ce concept encourage le développement d’une activité physique plus libre et ludique, un moyen nouveau de se retrouver autour du sport dans nos villes.
Quel est votre point de vue sur la pratique sportive en France ?
Je pense que nous n’avons pas encore pleinement intégré la pratique sportive dans nos vies. L’initiative «Bouge 30 minutes par jour» portée par Amélie Oudéa-Castéra représente une opportunité de sensibiliser les jeunes aux avantages du sport, pour une société plus active.
Il est essentiel de promouvoir une culture de l’activité physique dès le plus jeune âge et de créer des environnements favorables à la pratique sportive pour tous les individus, quel que soit leur âge, leur origine sociale ou leur condition physique. C’est également très important sur le plan sanitaire !
Pensez-vous que les Jeux Olympiques, au-delà des vocations qu’ils peuvent susciter, permettront d’encourager davantage la pratique sportive de façon systématique ?
Je souhaite que cette grande célébration soit un catalyseur pour une pratique sportive plus généralisée dans toute la société. Les Jeux Olympiques offrent une plateforme unique pour promouvoir le sport sous toutes ses formes. Et nos athlètes en sont les meilleurs ambassadeurs !
Nous avons aussi massivement investi aux côtés des collectivités territoriales dans des infrastructures sportives et des programmes de développement du sport. C’est un héritage qui amènera encore plus de français au sport.
L’accès au sport est-il suffisamment inclusif partout en France ?
Le Gouvernement mène une politique offensive en matière d’accessibilité, notamment aux personnes en situation de handicap. Les Jeux Paralympiques seront une nouvelle preuve significative de la volonté de l’État à surmonter les obstacles à la participation sportive.
Par exemple, des feuilles de route interministérielles et des événements comme le Grenelle de l’emploi et des métiers du sport ont été initiés pour favoriser l’insertion par le sport.
Ces actions sont créatrices d’emplois dans le domaine sportif et permettent de multiplier les opportunités d’insertion professionnelle.
Quel sera, selon vous, l’héritage majeur de ces Jeux pour la France ?
Ces Jeux laisseront un héritage durable en termes d’infrastructures et d’aménagements urbains. Ceux-ci ont privilégié la réduction des émissions de CO2 et l’utilisation de sites existants plutôt que la création de nouvelles structures temporaires. Ces installations continueront de bénéficier aux français bien après la fin des Jeux.






