Quand les départements palpitent, vivent, vibrent au rythme des Jeux et de l’Olympisme

Entretien avec

Patrick Weiten, Président du Département de la Moselle, Vice-Président de Départements de France, référent Paris 2024 pour les Départements de France et Membre du Conseil d’Administration du Cojo.

« Nous savons toutes et tous à quel point ces Jeux seront une vitrine exceptionnelle pour nos départements, leurs territoires, leur richesses. Dans les actions que nous aurons menées, se démultipliera leur héritage. Par là même, ils nous engagent à être à la hauteur des défis et enjeux. Tous les territoires français, du plus petit au plus grand, vibreront donc au rythme des Jeux. »

Les JOP2024 ne s’arrêtent pas à Paris et à l’Ile de France. Des milliers de territoires ont été labellisés «Terre de Jeux». Comment les départements se préparent-ils aux JOP ?

Aujourd’hui 98 départements, labélisés Terre de Jeux, sont pleinement engagés dans cet immense élan national, qui pour la première fois a souhaité associer tous les territoires. Tous mènent des projets en direction de leur population en s’appuyant sur les piliers de ce label : Célébration, Engagement, Héritage et en activant l’ensemble de leurs compétences bien au-delà du sport (sports, mais aussi culture, action sociale, autonomie, aménagement du territoire, etc.). A l’ouverture des Jeux, le 26 juillet prochain, ce sont près de 5000 collectivités qui seront labellisées Terre de Jeux démultipliant l’impact de cet évènement planétaire.

Parmi celles-ci, 54 départements métropolitains, 6 Départements et Régions d’Outre-Mer et 5 groupements de communes ont choisi d’accueillir la flamme olympique.

Les membres du COJO sont impressionnés par les actions et initiatives conduites dans ce cadre. Y a-t-il une véritable émulation autour de cet événement ?

Certains territoires, comme le département de la Moselle, mais pas uniquement se sont inscrits dans une vraie dynamique autour des Jeux très en amont puisque dès la candidature, ils étaient mobilisés. Le Conseil Départemental a adopté à l’unanimité une motion de soutien en juin 2017, quelques semaines avant la désignation de la Ville hôte le 11 juillet 2017.

Nous avons assisté à une véritablement mobilisation dans un premier temps du mouvement sportif, qui a été très vite été rejoint par une véritable chaine humaine, mêlant tous les secteurs que ce soit le réseau associatif, mais aussi l’univers culturel, les sphères publiques et privées. Lorsque la candidature a été retenue, il est évident que nous étions d’ores et déjà nombreux à être prêts.

Cela veut dire qu’aujourd’hui, des plus petits villages à la métropole, on vibre à l’unisson au rythme de ces Jeux Olympiques et Paralympiques. Plus encore, cela monte en puissance et ce n’est qu’un début. Ainsi, à Olympie, le 16 avril s’allumait la Flamme pour arriver le 8 mai à Marseille après avoir traversé la Méditerranée, et débuté son long périple à travers les terres de France. Elle passera ainsi par 65 départements, sans oublier les territoires d’Outre-Mer.

Certes, cela a un coût financier, 180 000 €, mais le passage de la Flamme est un évènement unique, qui ne se produit qu’une fois par siècle. Et il est évident que c’est une immense mise en lumière en amont des Jeux, non seulement pour les lieux parfois mythiques dans laquelle elle déambulera, mais aussi pour tous les territoires, leur patrimoine, leurs populations en général.

Quelles retombées en attendent-ils et y aura-t-il un héritage des jeux ?

Les Jeux sont pour nous toutes et tous une vitrine de ce que nous sommes, de notre passé, de notre présent, tout autant que de notre avenir, que ce soit en terme de savoir-faire, d’excellence, de beauté de nos paysages, de notre art, de notre culture, de tout ce que l’hexagone fait de meilleur et de ce qui fait sa fierté.

Ces Jeux célèbrent à la fois le sport mais aussi la France dans sa richesse et sa diversité. Ils sont une chance unique de la faire rayonner et de démultiplier son attractivité, partout où le regard se posera il se posera clairement un peu partout.

Bien sûr, les territoires ont du faire des choix, et des investissements plus ou moins lourds, mais ils serviront à la fois leur héritage sur la durée. D’ores et déjà, les premiers retours sur investissement sont là, ne serait-ce que lorsque nous accueillons par exemple les sportifs de haut niveau des équipes étrangères, dans nos terres, au sein d’infrastructures dédiées qui vont se rentabiliser au fil du temps.

Qu’en est-il de votre département ?

Nous avons été parmi les 15 premiers départements à nous mobiliser et à être labellisé Terre de jeux. Nous avons immédiatement pris la mesure du caractère exceptionnel de cet événement historique. Les Jeux Olympiques et Paralympiques reviennent en France au bout d’un siècle, ce qui n’est pas rien.

Quant au passage de la flamme, la dernière fois qu’elle a traversé la France pour les Jeux d’été, c’était en 1948, à l’occasion des premiers jeux de l’après-guerre que furent ceux de Londres, avec toute la symbolique qu’ils portaient alors. Ils furent ceux de la paix retrouvée, cette paix dont on sait aujourd’hui combien elle est à la fois, précieuse et fragile.

C’est la raison pour laquelle en Moselle, nous avons tenu à célébrer cet évènement comme il se doit en mettant en exergue cette haute valeur symbolique.

Ainsi la flamme olympique s’attardera dans notre territoire non seulement dans les lieux très emblématique qu’est la Maison de Robert Schuman, père fondateur de l’Europe, mais nos porteurs feront aussi un crochet tout aussi symbolique en rejoignant le tripoint France-Allemagne-Luxembourg à Schengen, là où nous sommes voisins.

Lors du passage du pont de l’Europe, pour un moment unique de ces Jeux, la flamme sortira exceptionnellement du territoire national.

Il s’agit pour nous d’un événement d’autant plus exceptionnel que l’acier de la torche olympique est mosellan. La Moselle ne pouvait ainsi que se mobiliser autour de ces Jeux qui sont une chance incroyable pour toutes et tous, de partager la fête, d’avoir une belle visibilité et de rayonner aux yeux du monde.

Précisément, quelle a été la nature de la mobilisation en Moselle ?

Quand le 11 juillet 2017 Paris a décroché l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, que le Président du Comité d’organisation de Paris 2024, Tony Estanguet, a déclaré Les Jeux ouverts à toute la France, à l’ensemble des territoires, certains ont pu me reprocher mon trop grand enthousiasme lorsque j’ai voulu que mon département fasse pleinement partie de l’aventure.

Mais je savais que c’était une opportunité unique. Aux Jeux de Londres en 2012, j’ai pris la mesure de l’élan incroyable qui peut naître et porter un peuple entier à cette occasion. Je ne pouvais pas me résoudre à ce que notre département passe à côté de cette chance unique et toute l’Assemblée Départementale souhaitait qu’il en soit pleinement partie prenante.

Je sais aujourd’hui que la majorité de mes homologues partagent ma vision et combien ils se sont mobilisés pour porter, grâce à ces Jeux, des projets forts et durables qui dessineront l’avenir de nos territoires. Aujourd’hui, je suis heureux de voir que près de 500 collectivités de Moselle font partie de cette grande aventure, des plus petites aux plus grandes.

Nous déclinons ainsi partout l’âme de ces jeux et leur vision inclusive, qui ne laisse personne sur le côté du chemin, que ce soit humainement ou géographiquement. Dans leur dynamique, nous avons impliqué l’agence d’attractivité et la marque Mosl (Moselle Sans Limite) et nous accompagnons les multiples projets divers et variés, qui ont inlassablement éclos, que ce soit en zone rurale ou urbaine.

Une incroyable émulation s’est organisée très rapidement autour de cet évènement. En premier lieu, bien évidemment l’ensemble du monde du sport s’est fortement mobilisé pour être très tôt suivi par tous les univers essentiels de la société française, qu’il s’agisse de la culture ou encore du monde associatif, celui du handicap ; le local épousant le national.

Quels projets ont ainsi été portés par le département à l’aube des Jeux ?

Des projets très forts aux couleurs de l’Olympisme sont nés, se sont multipliés, en lien direct avec les spécificités de notre territoire, ce qu’il était mais aussi ce que nous voulions qu’il devienne.

Nous nous sommes immédiatement projetés dans l’héritage des Jeux, afin qu’ils soient en adéquation avec nos besoins.

S’il est ainsi un projet structurant que nous avons portés, c’est le site d’Académos, situé à Verny, qui a ouvert ses portes en 2021, et est aujourd’hui un véritable joyau pour la Moselle.

Nous avons ainsi transformé, dans l’état d’esprit des jeux, qui privilégie la réhabilitation à la construction, cet ancien établissement régional d’enseignement adapté (Erea). S’étirant sur 4.5 hectares de terrain, avec 11 000 m2 de bâtiment, le site est aujourd’hui un campus dédié aux sports tout en mêlant nombre d’univers en lien avec eux.

Dans les faits, c’est une cité des sports, de la jeunesse et de la sécurité civile, dans laquelle sont présents des équipements sportifs pour des athlètes de haut-niveau, mais qui accueille aussi non seulement la Direction du Sport et de la Jeunesse, la maison des comités sportifs, des formations grâce à ses cinq salles de réunion, les services « formation » du SDIS 57 ou encore Moselle Mouv’, qui accompagne les personnes en affection longue durée dans la pratique d’une activité physique adaptée.

Ainsi, si l’investissement a été assez lourd, nous avons créé un véritable centre de ressources et d’entraînements unique en son genre, dont la Moselle peut s’enorgueillir. Académos est le reflet de la vision que nous portons. Il s’agit de servir l’intérêt local, ce qui est le fondement même de l’héritage des jeux mais aussi de rayonner à l’international.

Academos fait ainsi partie des 29 équipements labellisés centre de préparation aux Jeux en Moselle, et s’appuie sur un gymnase aux normes des sports olympiques et paralympiques tels que le volley, le volley assis, le tennis de table, tennis de table paralympique, le hand et la boccia, tout autant que sur son espace «sport-santé» ses salles de fitness, de musculation et les espaces de récupération (hammam / sauna et bain froid).

Son intérêt et ses champs d’action à l’échelle de la Moselle sont immenses, et ne sont plus à démontrer. La naissance d’Académos a été une incarnation de l’opportunité unique que nous offraient ces Jeux de répondre aux besoins locaux tout en rayonnant sur le territoire national, voire la scène internationale.

Et de fait, la cité est pleinement rentrée dans l’Histoire des Jeux, puisqu’elle a déjà accueilli différentes délégations olympiques non seulement européennes mais aussi mondiales avec notamment la venue des équipes brésiliennes de volleyball et de natation bolivienne, qui ont toutes profité de l’occasion pour aller à la rencontre des beautés et spécificités de la Moselle.

La réhabilitation de la piscine Olympique à Forbach, est un autre exemple des grands projets structurants, que nous avons pu mener à leur terme, dans la dynamique des Jeux. Certains ont reproché le coût des investissements, mais comme pour tout ce que nous avons mené, notre engagement s’inscrit dans le long terme.

Après trois ans de travaux, elle a ainsi rouvert l’année passée et dispose depuis d’un bassin olympique de 50m avec huit couloirs, mais aussi d’une fosse à plongeons, d’un bassin enfants et d’un bassin adultes à fond plat, sans compter les espaces détente avec saunas, hammam et jacuzzi.

Dès juillet 2023, nous avons ainsi pu accueillir les onze nageurs de l’équipe Olympique bolivienne à qui quatre lignes d’eau étaient réservées. Restant ouverte à nos populations, cette infrastructure réhabilitée et métamorphosée est ainsi d’emblée à l’image de ces jeux « grands ouverts ».

En deçà de l’importante tant économique que symbolique pour nous d’accueillir des équipes olympiques, nous savons que cette piscine olympique rayonnera aussi au-delà de nos frontières tant elle est géographiquement proche de l’Allemagne, du Luxembourg et de la Belgique.

Il s’agissait d’un projet ambitieux, riche d’enjeux et de défis, non seulement pour l’agglomération de Forbach, mais aussi pour l’ensemble de la Moselle.

Tous les projets que vous avez portés ont-ils engendré de très lourds investissements ?

Certains, comme ceux que je viens de citer ont effectivement imposé d’importants investissements et leur rentabilité se démontre déjà, que ce soit du point de vue strictement financier ou humain.

Ainsi, pour ne citer qu’Académos, grâce à son espace «restauration» pouvant accueillir 130 personnes assises par service, et à son bâtiment ouvert à un hébergement de 61 lits soient 36 chambres dont 10 pour les personnes à mobilité réduite, le site a déjà, depuis son ouverture en 2021, accueilli près de 10 000 personnes avec près de 1000 réservations, et porté des évènements comme «du stade à l’emploi» en collaboration avec Pôle Emploi, la semaine olympique et paralympique, mais aussi des formations pour les Sapeurs-Pompiers, des formations sportives ou d’éducateurs sportifs, des stages de remises à niveau, des séminaires, des formations civiques et citoyennes, ou encore des séances d’activité physique à des fins de santé y compris pour des bénéficiaires du RSA.

L’élan des jeux, et l’importance de développer la pratique sportive, nous permettent aussi de porter des projets moins coûteux mais tout aussi ambitieux au niveau humain. Nous déclinons ainsi une politique volontariste dans de multiples domaines, qui vise à démocratiser la pratique sportive, à la rendre accessible au plus grand nombre, comme c’est le cas à l’échelle nationale.

L’aura des jeux est une occasion unique pour le faire. Je viens par exemple d’évoquer la démarche d’inclusion des bénéficiaires du RSA par l’activité physique, aux enjeux et défis sociétaux immenses, qui déjà portent leurs fruits.

En effet, nous nous sommes mobilisés sur la capacité de la pratique sportive à favoriser l’insertion. Nous avons ainsi expérimenté ce dispositif depuis septembre 2023, qui utilise le sport comme levier d’accompagnement vers l’emploi grâce aux vertus que nous lui connaissons en termes de socialisation ou encore de confiance en soi.

D’ores et déjà 500 bénéficiaires ont été accompagnés, avec de très belles histoires de retour à l’emploi pour 12 % d’entre elles, sur un laps de temps assez court.

Ce n’est qu’un début, puisque de plus en plus de personnes en situation de précarité et au RSA nous sollicitent pour rentrer dans ce dispositif.

Très clairement, l’inclusion est un des enjeux importants de ces jeux, qui sont en train de révolutionner la société dans de nombreux secteurs et de faire avancer des choses, qui étaient en sommeil ou en retard, ne serait-ce que dans la prise en charge des personnes en situation de handicap et leur droit à pratiquer un sport.

Sur ce terrain, l’héritage des jeux est déjà en marche, avec une mobilisation pour que chaque club sportif se dote d’une section paralympique. C’est le projet « Moselle Sport Ensemble » mené en partenariat avec le mouvement sportif.

Nous sommes mobilisés sur tous les fronts, pour toutes les populations, tous les territoires, et ce plus encore lorsqu’ils peuvent être enclavés et être moins privilégiés que d’autres.

Nous nous sommes ainsi par exemple aperçus que 40% des petites mosellans ne savaient pas nager, surtout dans les zones rurales.

Dans un premier temps, nous avons donc loué un bassin mobile aquatique. 164 enfants accompagnés par le Secours Populaire ont d’ores et déjà obtenu le certificat d’aisance aquatique. Devant la réussite de la phase de test, nous avons donc décidé d’en acquérir un.

Favoriser la pratique sportive dès le plus jeune âge est notre ambition, tout autant que celle portée par le Comité Olympique, parfois grâce à des démarches transversales, qui ne demandent pas forcément de lourds investissements.

Je citerai par exemple le déploiement du design actif dans l’univers scolaire, que ce soit dans nos collèges ou nos écoles pour lutter contre la sédentarité croissante chez les jeunes et les dégâts qu’elle occasionne sur la santé de la jeunesse.

Qu’en est-il des liens entre le sport et la santé ?

Il est maintenant établi qu’ils sont étroits, qu’il s’agisse d’ailleurs de la santé physique ou psychique, d’où l’intérêt de favoriser la pratique sportive pour toutes et tous, quel que soit l’âge ou la situation.

Qui plus est, nous avons parfois à notre disposition un arsenal législatif que nous pouvons mettre en pratique. J’en veux pour preuve la loi du 26 janvier 2016 qui permet la prescription des activités physiques pour les personnes souffrantes d’affections de longue durée.

Nous sommes tous conscients des bienfaits de l’activité physique, et notamment dans le cadre de maladies lourdes, qu’elles soient cardiaques, qu’il s’agisse de cancer ou encore l’obésité.

Nous avons investi ces sujets en créant l’association Moselle Mouv, hébergée sur le site d’Académos, précédemment cité, qui a d’ailleurs aussi été certifié «Maison sport santé» par le ministère des sports.

La démarche s’articule entre le patient, son médecin traitant prescripteur, un kiné et un éducateur sportif en activité physique adaptée et santé. C’est peu dire que le succès est au rendez-vous puisque pas moins de 2700 personnes en sont devenus bénéficiaires en moins de deux ans. Nous assistons parallèlement à une véritable mobilisation du corps médical autour de cette démarche.

La Moselle a obtenu deux trophées Terre de Jeux. En 2024, son engagement a été salué en faveur de l’inclusion par le sport dans la catégorie Inclusion, Égalité et Solidarité. Les valeurs du sport et de l’Olympisme sont-elles à vos yeux celles-ci ?

Très clairement, comme en témoignent tous les exemples que j’ai précédemment cités, les valeurs d’inclusion, d’égalité et de solidarité sont mon fil rouge que ce soit d’ailleurs dans le cadre de ces Jeux ou plus largement de la politique départementale.

Il n’est point de hasard non plus si la Moselle fait partie du parcours des douze lieux de départ de la flamme paralympique. C’est un symbole très fort à nos yeux des valeurs et des engagements que nous portons.

Les valeurs d’inclusion, d’égalité et de solidarité sont celles qui m’ont poussé à emmener tout mon département, tous ces habitants, où qu’ils soient, quels qu’ils soient dans cette magnifique aventure.

Les emmener, c’est en premier lieu les impliquer, les associer, en démultiplant les actions, les projets afin que toute la Moselle résonne et vibre au rythme des jeux. Les rues, les places, des villes et des villages seront, je le sais, à la fête pendant cette extraordinaire période.

Les emmener, c’est aussi soutenir nos sportifs olympiques et paralympiques, dans leur recherche de financement et de sponsoring. La Moselle rayonnera ainsi dans ces jeux grâce à une trentaine de sportifs de haut niveau mosellans, porté par notre population, qui retiendra son souffle.

Les emmener, c’est aussi faire briller les yeux des enfants.

C’est pourquoi, près de 900 mosellans jeunes ou encore bénévoles assisteront en direct aux Jeux Olympiques et Paralympiques. Pour coordonner cela, nous avons des réservations hôtelières que nous avons arrêtées dès novembre.

Sentez-vous une montée en puissance dans les départements ?

Comme vous le savez, certains départements ne se sont pas véritablement engagés au début, puis ont rejoint le mouvement. Lorsque cela n’a pas été le cas, les collectivités l’ont fait à leur place, et aujourd’hui le souffle est là, prenant partout de l’ampleur.

Nous savons toutes et tous à quel point ces Jeux seront une vitrine exceptionnelle pour nos départements, leurs territoires, leur richesse. Dans les actions que nous aurons menées, se démultipliera leur héritage. Par là même, ils nous engagent à être à la hauteur des défis et enjeux.

Tous les territoires français, du plus petit au plus grand, vibreront donc au rythme des Jeux.

Il est une montée en puissance, plus encore depuis que la flamme s’est allumée à Olympie, avec un élan démultiplé lors de l’arrivée en France le 8 mai.

Comme la Flamme, qui se transmet aux quatre coins de l’hexagone, et même au-delà des mers et des océans, l’élan est communicatif, des millions de lumières s’allument dans son sillage.

L’engouement est là. La ferveur populaire gagne peu à peu chaque coin et recoin de nos territoires.

Nous sommes nombreux à avoir planté à travers ces Jeux, que nous voulons exceptionnels, témoins de l’Histoire en mouvement, les graines de la société future à laquelle nous aspirons.

La fête se prépare.

Elle sera celle du sport, de la culture, de la France, du monde, de l’Humanité. Elle sera grandiose et fleurira longtemps dans nos pensées et nos territoires. Ainsi se façonne l’avenir.